Saint-Aquilin, c’est un peu le terrain d’exploration d’Isle S’informe depuis sa création en janvier dernier. Que ce soit pour réaliser un premier portrait des habitants du territoire, ou bien pour aborder sous un angle différent les traditionnelles fêtes de village, il y a toujours une bonne raison de s’éloigner de la vallée pour découvrir les côteaux calcaires du Salembrais. Alors, il fallait bien que les vaches du coin s’en mêlent pour que votre site d’informations se lance dans l’analyse de controverse.

Cette fois-ci, c’est une rencontre impromptue avec Madame la maire à l’heure du déjeuner au Saint-Aquilin fin novembre, qui sera le déclencheur de ce dossier. À  la traditionnelle question que tout bon correspondant de presse pose à un édile qu’il croise aux abords d’une assiette du terroir – « Alors, quel est le dossier du moment chez vous? » – celle-ci répondit par une moue. Un projet de méthaniseur venait troubler l’harmonie que souhaite instaurer tout bon élu local. Entre les craintes de nuisances, les permis de construire, les réunions publiques et autre problème de voirie, difficile de se faire un avis. Et le temps d’un repas ne suffit pas à traiter l’entièreté du sujet de manière satisfaisante.

Il fallait donc une rencontre ouverte à tous quelques jours plus tard pour démarrer cette enquête, visant à expliquer les tenants et les aboutissants de ce projet, qui bien que privé à l’origine, tombe inexorablement dans la sphère publique. Comprendre, tout d’abord, les raisons et détails de ce challenge énergétique, en rencontrant les porteurs de projet. Le mettre à l’épreuve, ensuite, en y opposant questions et argumentaires de chaque partie en jeu, de la manière la plus objective et synthétique possible. Enfin et surtout, suivre les évolutions sur le terrain, en évitant de jouer l’approche « Pro VS Anti » dont sont trop souvent friands les médias et qui ne fait qu’aggraver les choses.

Parce que, qu’il soit installé à Saint-Aquilin, à Saint-Astier, à Saint-Pierre-d’Eyraud ou à Marcillac Saint-Quentin, le méthaniseur devient un objet du quotidien pétri de craintes, d’espoirs, de conflits et de challenges. Mais il est avant tout  un objet de questions sans réponse.