Dossier :

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Une rentrée sous forme de promesse

Pour leur désormais traditionnelle rentrée des classes, les représentants de la communauté de communes Isle Vern Salembre avaient choisi les écoles de Douzillac, usées par le temps et l’humidité, présageant la construction d’un nouveau groupe scolaire.

Les élus et enseignants avec les élèves de Douzillac

Les élus, le personnel technique et enseignants avec les élèves de Douzillac

La fresque murale extérieure, datée de 2011, est peut-être la peinture qui a le mieux tenu dans l’école qui accueille les classes de grande section au CE1 à Douzillac. Car malgré les efforts réguliers de la commune pour entretenir le bâtiment, difficile de faire face à la force de l’âge. « On ne fait plus d’embellissement pour l’heure, on ne traite que l’urgent » explique le maire de la commune Dominique Mazière, à l’instar des tâches de béton qui jalonnent la cour de récréation.

« Il est clair que le prochain projet d’école est à Douzillac » fait alors écho le président de la CCIVS, Jacques Ranoux, venu représenter l’échelon territorial désormais en charge de la compétence scolaire. Pour le moment, la communauté de communes finalise les derniers chantiers prioritaires, du fait des menaces de fermeture sanitaire à savoir le réfectoire de Chantérac, celui de Saint-Léon et une cantine dite « satellite » à Saint-Astier. Ici, outre la promiscuité et l’humidité des murs, c’est l’application des normes d’accès aux personnes à mobilité réduite qui constitue une énième barrière à la simple restauration. Rien qu’à l’école maternelle, il y a quatre niveaux d’accès différents où il faut franchir des escaliers. Ainsi, une rénovation paraît trop coûteuse, incitant l’intercommunalité à lancer un projet de construction.

Concernant l’organisation scolaire du territoire, construite sur le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec celle de Beauronne, où les élèves finissent le primaire, elle devrait garder la même configuration à deux écoles. Car si la directrice de l’école soulignait l’isolement de l’enseignante de la commune voisine, les élus s’entendaient sur l’importance de la présence scolaire au sein du village. « Pour être un citoyen de sa commune, il est important d’avoir appris dans sa commune. Ce n’est pas juste une vue d’élu mais aussi une démarche éducative », faisait valoir le président.

Ainsi, le futur complexe qui regrouperait les écoles maternelles et primaires, ainsi que les services de garderie et de cantine, pourrait être réalisé en contrebas de la place centrale du village, dite du Chapdal, où la commune est propriétaire. Quant à la configuration du lieu, Jacques Ranoux fait valoir l’importance de « travailler avec ceux qui l’utilisent », plutôt que de se baser sur des architectures ambitieuses mais qui cachent souvent des problèmes d’ergonomie et des dysfonctionnements.

Un tel projet aura peut-être alors un impact sur la tendance à la baisse des effectifs sur la commune, qui restent tout de même encourageants avec 79 élèves sur le RPI. Et preuve du dynamisme du territoire communautaire, une ouverture de classe s’est faite cette année sur le village de l’autre côté de la vallée, Sourzac, qui est par ailleurs la commune suivante dans l’ordre de priorité des chantiers scolaires.

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