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Un label bio pour la cantine scolaire

Du petit carré potager situé à l’arrière de la cantine de l’école primaire de Mussidan, il reste aujourd’hui une fournée d’herbes aromatiques et quelques tomates vertes. « Les gamins ont dû se servir » conclut en souriant Laurent, le chef cuisinier de l’équipe. Et si ce jardin pédagogique « n’est qu’un début » aux dires du maire Stéphane Triquart, la transition écologique est déjà bien engagée dans les assiettes des élèves. En atteste la remise du label Bio à la Cantine au restaurant scolaire remis par l’association régionale Interbio mardi 20 septembre.

Municipalité, personnel et parents ont œuvré pour le bio à la cantine

Municipalité, personnel et parents ont œuvré pour le bio à la cantine

Lancée lors de l’arrivée depuis l’équipe municipale en 2014, la démarche engagée par Monique Noël ou encore Liliane Escat a largement porté ses fruits, puisque aujourd’hui plus de 80 % des aliments sont issus de production écologiques. Outre cet objectif qualitatif, le personnel et l’école ont mis en place des composteurs utilisés directement par les enfants, qui ne gaspillent pas plus de 5 grammes chacun par repas. Les temps d’activité périscolaire permettent de prendre soin du petit jardin. Autant d’efforts permis, en plus de la volonté politique, « par l’implication du personnel et des parents » soulignait la conseillère départementale Carline Cappelle.

Cette remise de label fut également l’occasion de revenir sur un préjugé qui a la vie dure : le bio serait cher et pas accessible. Benoit Granger, administrateur d’Interbio et président de la coopérative Le Pré Vert basée à Coulounieix-Chamiers, se veut rassurant : « Avec du travail, on a des coûts repas qui restent cohérents ». Et bien que l’agriculture biologique ne représente encore que 5% de la production française, le secteur connaît une croissance entre 20 et 30 % en 2016, incitant nombre d’agriculteurs à se convertir. « Il faut maintenant de la cuisine et des magasins qui s’intéressent à ces produits » pose comme condition l’éleveur de bovins. Aujourd’hui, 66 collectivités ont obtenu le label de l’association.

Preuve allant dans ce sens, la municipalité a décidé de réduire le prix de la cantine pour inciter les familles les plus modestes à venir. « On espère qu’après un passage au primaire qu’on leur donnera un bon bagage à la fois alimentaire et intellectuelle » faisait valoir l’édile. Reste à savoir si ce bagage ne sera pas dilapidé au cran supérieur – le collège de Mussidan – où la politique alimentaire, malgré les appels du pied de la conseillère départementale, n’est pas la même.

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