Dossier :

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CCMP : des projets et un manque à gagner

Réunis à la salle de la Poste de Saint-Laurent-des-Hommes lundi 11 avril, le conseil communautaire du Mussidanais se retrouvait pour relancer la recherche de crédits et faire le point sur les projets en cours.

Michel Florenty et Ségolène RoyalAprès avoir raflé 52 000 € de crédits pour les projets environnementaux grâce à sa réactivité sur le projet gouvernemental TEPOS, la direction de l’intercommunalité souhaite rester réactive en prenant part à un autre plan : le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Ce dernier, obligatoire seulement pour les intercommunalités de plus de 20 000 habitants, entre dans les accords obtenus lors de la COP21 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les collectivités impliquées s’engagent ainsi à quantifier les gaz émis sur le territoire et à agir pour la transition énergétique, avec en contrepartie financements possibles à la clé. Un aspect également concerné dans ce plan relève de la solidarité. Car si 10 % de la population en Dordogne pourrait profiter des tarifs sociaux pour l’énergie, le manque de coordination entre les organismes publics et le manque d’information auprès des habitants limite grandement cette action. « C’est aussi de notre devoir, à travers les CCAS, de faire profiter de ces prix énergétiques pour les précaires », fait ainsi valoir la directrice des services communautaires Céline Domarco. Unanimement adopté par le conseil communautaire, la prochaine grande étape de ce plan devrait se concrétiser à travers l’élaboration d’un Bilan d’Émission de Gaz à Effet de Serre (BEGES), tandis que le coût de l’ensemble de l’opération est estimé à 15 000 €.

Le président Michel Florenty a par ailleurs rappelé qu’une deuxième enveloppe de fonds TEPOS devrait être proposée prochainement, conseillant aux municipalités de préparer en amont leurs projets pour ne pas être surpris par les courts délais.

Interrogations sur le télétravail et les échanges européens

Le futur espace Connexions devrait s'installer dans l'ancien bâtiment du CD

Le futur espace Connexions devrait s’installer dans l’ancien bâtiment du CD

Désireux de prendre la main sur le projet d’espace de télétravail au sein de l’Espace Connexions, prévu au sein des anciens locaux du conseil général à Mussidan et réalisé en partenariat avec la SPL départementale E-TIC, le président et la directrice de la CCMP ont fait un tour des structures environnantes pour comprendre leur fonctionnement. Ils ont donc visité des espaces de coworking (ou travail partagé) à La Tour-Blanche, à Coutras et Libourne (l’Arrêt Minute), le Créalab d’Angoulême et enfin l’écopole de Vélines. Ce dernier accueille depuis quelques temps un « Corner Cow » à l’image de ce qui est prévu pour Mussidan, à savoir un bureau partagé ouvert 24h sur 24 toute la semaine. Des locaux derniers cris, donc mais qui souffrent d’un manque cruel de locataires, avec une moyenne d’une personne par mois depuis son ouverture il y a un an. Cette absence de communauté d’usagers sur le terrain interroge le président du conseil communautaire, qui a donc proposé de réaliser une étude approfondie à la Coopérative des Tiers-Lieux, structure associative qui réunit et coordonne des projets similaires à l’échelle régionale. « On a pris le problème à l’envers : on va faire une étude de faisabilité après avoir acheté le local » faisait remarquer le conseiller Serge Olivier.

Autre projet en stand-by pour l’heure, le programme d’échanges de jeunes avec la communauté espagnole de Sardón de Duero a été remis sur le tapis par Jean-François Melkebeke. Soucieux de faire avancer les discussions, il souhaite organiser une rencontre en Espagne entre le 17 et le 22 mai prochain, après plusieurs tentatives infructueuses. Si tous semblent d’accord sur le principe, le président a demandé à ce qu’un travail d’analyse budgétaire soit réalisé pour s’assurer qu’il rentre dans les montants accordés au Cas’Ado.

Baisse drastique de dotations

Outre ces points et le vote validant les rapports annuels du SMCTOM (lire partie 1partie 2) et du SPANC (lire RPQS SPANC), c’est une information budgétaire qui a le plus fait parler au sein du conseil : après avoir reçu 140 000 € de dotations de l’État en 2014 puis 101 000 € en 2015, le conseil communautaire avait prévu une nouvelle baisse telle que prévue pour le gouvernement en inscrivant 90 000 € au budget prévisionnel. Or l’enveloppe définitive transmise par l’État pour 2016 s’arrête à 45 000 €, montant bien moindre et qui illustre une fois encore une incompréhension sur le mode de calcul de la DGF.

Si la salle était principalement occupée par les conseillers communautaires et les représentants de la presse, M. Serge Olivier a proposé en fin de séance de donner la parole à l’assistance pour qu’elle exprime son avis « afin d’améliorer la démocratie participative ». Si les correspondants ont rejeté cette offre sur le principe de neutralité, libre aux citoyens de saisir une prochaine occasion pour exprimer une quelconque opinion.

 

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