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Le Périgord et ses 1001 champignons

Plus discrets que les imposantes architectures castrales qui jalonnent monts et rivières de Dordogne, les champignons sont actuellement les rois de la forêt, même en période sèche. Petite expédition sur les terres argileuses de Beauronne après avoir découvert le cru 2014 à Sourzac.

Daniel Lacombe entouré des apprentis mycologues

Daniel Lacombe entouré des apprentis mycologues

« Il parait que l’amanite phalloïde a un goût plaisant et une odeur de rose… mais on ne la mange qu’une fois ! », raconte avec un brin d’humour Daniel Lacombe, président de la SMP et mycologue averti, au petit groupe attentif dans la salle des fêtes de Beauronne, mardi 20 octobre. L’anecdote intervient alors qu’il identifie une cousine sans valeur culinaire, l’amanite citrine, qui se distingue par son odeur de radis.

Au début de la matinée, la quinzaine de cueilleurs étaient pessimistes sur la récolte possible dans cette commune doubleaude qui les accueillait pour la première fois. Mais finalement, la sortie s’est révélée « très correcte » avec une soixantaine d’espèces différentes identifiées. Le temps sec et frais actuel ne facilite en effet pas l’apparition des champignons, gourmand en humidité et en changement de températures. Ainsi, un cueilleur amateur se souvient d’une sortie avec une trentaine de comparses où ils n’avaient que 5 espèces différentes…

Après avoir écumé les bois de la Double le matin, la période de reconnaissance est toujours un moment attendu. Entre les caractéristiques physiques, le goût et l’odeur – cela peut aller de la farine au citron, en passant par l’anis ou l’écrevisse – ou encore l’arbre porteur, à l’instar du sparassis crépu trouvé ici sur une souche de pin, les critères sont multiples. Ce jour-là, le grand vainqueur des comestibles trouvés sur les sentiers du Périgord semble être le tricholome terreux, communément appelé petit gris, qui a son fan club dans l’assemblée.

Alors pour ceux qui voudraient voir au-delà du cèpe et connaître la différence entre une russule et un lactaire, il reste encore quelques sorties prévues pour la saison automnale, à Salignac ou encore Echourgnac. Et dernier conseil avant de sortir : prenez un panier à fond plat, pour ne pas que les champignons s’écrasent.

En bonus : une petite sélection de la récolte

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