Julien Laupretre

Un cinéma-débat avec le Secours Populaire

Figure emblématique du Secours Populaire français, Julien Lauprêtre a fait l’objet d’un documentaire biographique diffusé au cinéma Notre-Dame à Mussidan, lundi soir. Soixante-dix ans après la création du SPF, le réseau solidaire marche mieux que jamais, un indicateur qui n’a rien de satisfaisant.

Michelle Micoine, à gauche, s'entretient avec le public

Michelle Micoine, à gauche, s’entretient avec le public

Il y a des hommes qui portent avec eux un morceau de l’Histoire, et Julien Lauprêtre est de ceux-là, semblent tous ceux qui passent devant la caméra de « Pour des jours heureux ». De la résistance aux vacances pour tous, l’homme à l’origine de l’essor du Secours Populaire n’a jamais cessé de se battre avec une éthique sans faille, et le parcours retracé de ces 60 dernières années démontre la richesse du partage humain. Il a ainsi réussi à implanter sa pensée dans de multiples pays de la planète ainsi que dans le monde de l’entreprise. Un parcours exemplaire qui redonna certainement du baume aux cœurs aux nombreux bénévoles et acteurs sociaux présents dans la salle.

Suivant la diffusion du film, la responsable de l’antenne mussidanaise du SPF Michelle Micoine a remis en perspective l’action de l’association sur le territoire. Créée au début des années 2000 par Josette Meaux, le SPF mussidanais fonctionne avec une dizaine de bénévoles et aide une soixantaine de familles. « Beaucoup de jeunes », désespère la responsable. Cette année, l’antenne a pu envoyer 7 enfants et 3 bénévoles à la 36ème journée des oubliés des vacances à Paris, grâce à une subvention de la mairie. En tout, ce sont 70 000 enfants qui s’y sont retrouvés.

Puis elle a ouvert le débat en rappelant qu’ici, plus que jamais, le rêve de voir disparaître le SPF en même temps que la pauvreté est plus loin que jamais. « Le plus dur, c’est de demander », faisaitt valoir une spectatrice, rappelant la dimension psychologique inconfortable de celui dans le besoin. Si tous s’accordent sur ce constat, les sentiments exprimés oscillent quant à la possibilité de résoudre cette difficile équation. Une demande fait elle l’unanimité : le besoin d’un local plus grand. En effet, depuis l’incendie survenu le 22 octobre 2011, le SPF est hébergé gracieusement dans un ancien local commercial de la place des Halles, et le manque d’espace se fait durement sentir quand le besoin d’intimité est indispensable.

Les bénévoles de l'antenne mussidanaise

Les bénévoles de l’antenne mussidanaise

Pour rappel, les bénévoles de l’antenne tiennent une permanence d’accueil et de solidarité place de la Halle tous les mardis de 13 h 30 à 17 h, ainsi qu’une boutique solidaire ces mêmes jours et les 1er et 3ème samedis du mois de 8 h 30 à 12 h. Ils fournissent entre autres une aide alimentaire et propose de multiples activités pour l’accès aux loisirs, à l’éducation et à la culture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *