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Saint-Laurent – Un nouveau bâtiment pour l’école primaire

La municipalité de Saint-Laurent-des-Hommes inaugurait vendredi soir le nouveau bâtiment scolaire qui accueillera les classes de maternelle et CP-CE1. Le préfet a fait le déplacement pour l’occasion.

De gauche à droite : Pascal Deguilhem, Carline Cappelle, Jean-Pierre Marache, Christophe Bay, Jean-Michel Magne

De gauche à droite : Pascal Deguilhem, Carline Cappelle, Jean-Pierre Marache, Christophe Bay, Jean-Michel Magne

Après la mairie, l’école. Voilà les deux institutions pour lesquels Christophe Bay, préfet de la Dordogne, n’hésite pas à faire le déplacement, conscient de leur place dans la vie d’une commune. Cette inauguration clôture par ailleurs un projet de longue haleine mené depuis le mandat précédent par les élus, dans une commune qui a gagné 15 % d’habitants au cours de la première décennie des années 2000 pour s’établir au-dessus du millier d’âmes. « Il n’y a pas que des fermetures, mais également des ouvertures de classe » faisait ainsi valoir le préfet.

« Enfin une salle de motricité ! » soupirait M. Marache accompagné par l’acquiescement des parents et professeurs

« Enfin une salle de motricité ! » soupirait M. Marache accompagné par l’acquiescement des parents et professeurs

Le bâtiment de près de 600 m², construit à l’arrière de l’école actuelle, accueille déjà une soixantaine d’élèves répartis dans la classe de maternelle et celle de CP-CE1. L’accès en retrait du bâtiment permet un accès plus sécuritaire que l’ancienne école, donnant sur la route départementale. Le cabinet de l’architecte Patricia Bourdon, basé à Montpon, a par ailleurs mis l’accent sur la sobriété énergétique, avec une chaudière à granulés de bois et une bonne isolation. Enfin, la salle de motricité tant espérée par de nombreux instituteurs en manque d’espace couvert dans les écoles rurales a fait son effet. Le maire a fait état d’un bâtiment « original, réussi, avec des commentaires très largement favorables ». Au final, le coût de l’opération s’établit à un peu moins de 900 000 € TTC, payée pour moitié par l’État et le département.

« Voilà des chiottes qui donnent envie de pisser », dixit M. le député, Pascal Deguilhem

« Voilà des toilettes qui donnent envie de pisser », dixit un élu du territoire

Petites leçons d’éducation civique

Jean-Pierre Marache au pupitre

Jean-Pierre Marache au pupitre

Suivant la coupure du ruban tricolore et la visite des lieux, élus et haut fonctionnaire se sont succédé au pupitre pour une leçon inaugurale. Parmi eux, le maire et le préfet ont donné un avant-goût de ce que pourrait être le nouvel enseignement civique et moral au programme.

Après avoir rappelé tout son plaisir de voir sortir de terre cette école, le maire Jean-Pierre Marache a profité de la présence du préfet pour donner son sentiment sur un autre sujet : les nouvelles communes. Tout cela dans l’art de la métaphore filée : « J’ai cru voir par ailleurs dans la presse tout récemment, […] que le secrétaire général devait célébrer ses premiers mariages, ou pour l’heure la publication des bans, pour quelques communes bien connues dans ce département [ndlr : Boulazac / Saint-Laurent-sur-Manoire]. Je ne suis pas surpris de l’action débroussailleuse de la loi NOTRe par certains élus. Je souhaite seulement que, même si le contrat de mariage est alléchant, cette vie commune nouvelle reste un objectif commun et voulu par le plus grand nombre. Ici, nous restons dans la caste des ruraux, le mariage reste une fête, pour une nouvelle vie, avec des projets pour l’avenir, et pas seulement la constitution d’un compte-joint. Saint-Exupéry disait ’ S’aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans une même direction ’ ». Voilà qui est dit.

Pour sa part, le préfet Christophe Bay a pris du recul après avoir rappelé les missions de l’État : « Je souhaite que nous puissions collectivement bien mesurer la chance que nous avons […] de pouvoir construire des écoles et accueillir des enfants. C’est pour ça que je crois que la démarche du gouvernement d’accueillir des personnes réfugiées est une très bonne chose, si je peux me permettre ». Ainsi, l’obligation légale de donner une éducation aux enfants sur le territoire pourrait devenir une opportunité pour les communes rurales, régulièrement sujettes aux fermetures de classe.

En tout cas, l’heure est à la parole citoyenne à en croire Carline Cappelle, qui a rappelé en bonne représentante du Conseil départemental la prochaine rencontre thématique sur la Jeunesse et l’Éducation, le 28 septembre prochain à l’IUT de Périgueux, dans le cadre des Assises départementales visant à imaginer la Dordogne de demain.

 

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