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La mairie s’offre une seconde vie

Débutée en mai 2013, la rénovation de la mairie de Neuvic combine « accessibilité, développement durable et esthétisme » selon le maire de la commune, François Roussel.

De gauche à droite : Carline Cappelle, Jean-Michel Mage, Pascal Deguilhem, Christophe Bay, François Roussel, Elisabeth Marty, Josie Bayle

De gauche à droite : Carline Cappelle, Jean-Michel Mage, Pascal Deguilhem, Christophe Bay, François Roussel, Elisabeth Marty, Josie Bayle

Loin sont les souvenirs de l’accueil temporaire au sein de l’hôtel des entreprises quand les visiteurs passent le seuil. Inaugurée en grande pompe samedi 4 juillet en fin de matinée, la mairie reliftée a par ailleurs reçu la visite du préfet de la Dordogne, Christophe Bay, qui a fait son choix parmi les nombreux événements de la matinée.

La salle du conseil a obtenu l'unanimité

La salle du conseil a obtenu l’unanimité

Le chantier qui a duré 15 mois a permis d’adapter le bâtiment aux normes d’accessibilité, avec entre autres une rampe et un ascenseur, et de retravailler l’isolation des pièces. Au final, l’ancienne salle du conseil sera uniquement dédiée aux cérémonies, tandis que les élus se retrouveront désormais sous les combles dans des salles entièrement revues. Un ensemble dont les visiteurs ont pu découvrir la touche esthétique notable, qui rend l’accueil agréable. Au total, le coût des travaux s’élevait à 1,4 million d’euros TTC, dont près d’1 million pris en charge par la municipalité et avec les subventions de l’État et du conseil départemental, « qui a un peu tardé » soulignait le maire.

Félix Gaussen

Félix Gaussen

Toujours partant pour intégrer une note historique, le maire François Roussel a également retracé la genèse du bâtiment de la rue du général De Gaulle. Celle-ci fut en effet le grand chantier de Félix Gaussen, maire au début du 20ème siècle. Après une première mouture du projet présentée début 1901, le conseil fait face à la démission de 7 membres de l’opposition, arguant d’un emplacement trop éloigné du centre commercial et d’un coup trop onéreux – 24 000 francs de l’époque. L’occasion pour le maire de l’époque de profiter des élections partielles pour sonder la population. Finalement, le projet final est adopté le 22 décembre 1901 à l’unanimité, et la mairie finie en 1903. Une manœuvre qui permit à François Roussel de saluer « l’habileté politique et le talent diplomatique » de l’homme. Et histoire de parfaire le storytelling, celui-ci nous avouait sa filiation avec l’homme, puisque Félix Gaussen n’est autre que l’arrière-grand-père de son épouse, et le porteur officiel des ciseaux, son arrière-petit-fils. Alors, celui dont Félix Gaussen est le quinquaïeul sera-t-il le futur maire de la commune ?

Une apologie édilique

S’il est encore tôt pour vérifier l’hypothèse des prédispositions familiales, une question attenante fut bien abordée : quel avenir pour le maire et la municipalité. En plein contexte de réforme territoriale, chacun des élus a pris la parole pour défendre l’échelon communal. Celui-ci est en effet remis en cause par l’importance croissante des intercommunalités, dont l’expérimenté François Roussel admet « la complexité » au sein de la CCIVS, alors que le maire reste « l’élu préféré des français ».

Ainsi, la mairie, tantôt dépeinte comme le lieu d’étapes de vie – « naissance, mariage, décès » – par Jean-Michel Magne, tantôt comme « un lieu où on peut venir sans raison » selon Pascal Deguilhem, semble avoir l’appui de toute la classe politique. Même le préfet Christophe Bay, soumis à la neutralité du propos, semble avoir une faiblesse pour la fonction qu’il compare à la sienne, avec « un maire dont on attend qu’il puisse tout régler d’une baguette magique ». Mais si la figure tutélaire du maire reste bien ancrée, un hommage a également été fait aux autres élus, adjoints et simples conseillers, avec une photo de famille du territoire. Un pas vers l’expérience participative… ?

Les élus du territoire et le préfet

Les élus du territoire et le préfet

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