Dossier :

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La Vallée de l’Isle en cartes – Les scores électoraux

Dernier épisode cartographique pour raconter le canton de la Vallée de l’Isle : son histoire électorale. Entre le poids des personnalités locales, les habitudes de vote et le vote extrême en pleine ascension à l’échelle nationale, la prochaine échéance sera certainement plus incertaine qu’à son habitude. On fait le point.

Entre tradition et révolte : la suprématie socialiste disputée

Le Conseil Général de la Dordogne est une institution ancrée à gauche depuis la loi de décentralisation en 1982, à l’exception de deux petites années entre 1992 et 1994. Une trentaine d’années durant laquelle les socialistes ont toujours pu compter sur les cantons de Mussidan et Neuvic pour élire ses représentants.

À Neuvic, le PS règne sans discontinuer depuis l’élection de conseiller général Christian Défarge (1976-2001) puis que du conseiller sortant Pascal Deguilhem (2001-2015), devenu depuis député de la circonscription. Il en va de même pour le canton de Mussidan, qui n’a dérogé à la règle qu’entre 1988 et 1994, avant d’élire sans interruption le socialiste Roland Laurière depuis. Une terre bien ancrée à gauche donc à priori.

Mais ce serait oublier le contexte politique actuel, et la montée de l’extrême-droite vécue lors des élections européennes de 2014 partout sur le territoire. En tout, 15 des 21 communes qui composent le canton ont placé le FN à la première place. Il vous suffit de passer la souris sur la carte des résultats pour les européennes pour en découvrir davantage :

 

Ces résultats doivent être minorés par le faible taux de participation aux européennes, alors que les élections cantonales sont généralement plus suivies. Mais rien ne permet de dire que le taux de participation sera aussi élevé que les fois précédentes.

Ainsi, quand on compare les réservoirs de voix entre la dernière élection du genre, les cantonales de 2008, et les dernières élections européennes de 2014, cela donne ça :

Ce qu’on peut en dire :

1. Pas grande chose… : Jouer au devin pour ces prochaines élections semble être un exercice de haut vol. Parce que même si les scores du FN lors des européennes étaient une grande nouveauté sur le territoire, rien ne permet de dire qu’il en sera autant pour une élection locale, où la connaissance des candidats joue aussi un poids important. De même, si la droite dispose d’un contexte favorable sur le plan national, la candidature sans-étiquette Gross-Yon pourrait siphonner une partie des votes des candidats UMP ainsi que ceux qui ne se retrouvent pas dans le jeu des partis. Bref, tout est encore possible…

2. Le poids des inégalités : La meilleure explication qu’on ait trouvé à ce jour sur l’importance du vote FN en France, c’est un démographe qui l’a mis en valeur. Il a superposé la carte du vote Front National aux élections 2012 avec la carte des inégalités, et ça donne ça (faites coulisser la barre blanche au milieu) :

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