Dossier :

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Le démantèlement arrive à la déchèterie de Neuvic

Depuis quelques jours, les passants à Planèze ont pu s’interroger face à la pile d’encombrants qui s’accumulait en marge des bennes de la déchèterie de Neuvic. Qu’ils soient rassurés, ceux-ci en sortent de la poubelle pour mieux y revenir !

Le directeur d'ASPPI 24 explique les étapes du démantèlement

Le directeur d’ASPPI 24 explique les étapes du démantèlement

Le syndicat des ordures ménagères périgourdin (SMD3), piloté par le maire de Neuvic François Roussel, a en effet récemment lancé un marché public de démantèlement des matériaux composites, prolongeant sa quête d’un recyclage toujours plus abouti. Désormais, une petite équipe de l’association d’insertion Ricochet(s) viendra donc chaque semaine pour dissocier fer, bois ou encore verre, pour qu’ils soient redispatchés dans les bennes correspondantes, plutôt que de partir à l’enfouissement. La responsable d’exploitation Stéphanie Gonzalo estime ainsi une « économie de 105€ par tonne pour chaque mètre cube non-enfoui ». Qui plus est, au démantèlement du tout-venant s’ajoute celui des meubles volumineux. Stéphane Bresson, coordinateur de l’association ASPPI 24 qui intervient depuis 2010 dans certaines déchèteries, a ainsi constaté des bennes partant avec un tonnage doublé suite au travail de démantèlement. Autant de trajets donc à ne pas faire avec les camions, et une économie substantielle au bout.

Le marché de démantèlement concerne 13 déchèteries du département pour un volume estimé de 4000 tonnes par an, dont environ 400 tonnes pour Neuvic, alors que la Dordogne compte une cinquantaine de déchetteries. « Notre ambition est de pouvoir élargir à terme la pratique du démantèlement, tout en ouvrant de nouvelles filières de recyclage de proximité encore inexistantes, comme pour le verre », explique Stéphanie Gonzalo.

L’insertion au premier rang

En plus des intérêts écologique et économique de la démarche, le versant social est aussi primordial, comme l’annonce François Roussel : « nous avons fait le choix de l’économie sociale et solidaire pour répondre à ce marché ». Le marché public du SMD3 a en effet été remporté par trois associations d’insertion, avec ASPPI24 (Vergt) en tête de fil, Question de Culture (Prigonrieux) et Ricochet(s) donc à Neuvic. Ces derniers travaillent de concert au sein du Collectif de relais d’insertion de Dordogne (Coridor), créant l’équivalent de vingt emplois pour l’occasion.

 

Aurélia Gil, directrice de Ricochet(s), voit dans cette nouvelle activité un support intéressant pour l’insertion dans le marché du travail :« Loin des préjugés de « travail pour pauvre », le travail de démantèlement est un métier formateur requérant des connaissances sur les matériaux, sur la traçabilité et le travail de collaboration avec les agents du SMD3 et les usagers ». Et si l’acte de dépecer et de désassembler peut paraître simple au premier abord, les agents respectent scrupuleusement les procédures établies, à l’image d’une démonstration de démantèlement de porte vitrée et de siège auto avec un système de sécurité. N’hésitez donc à avancer votre ménage de printemps, car il n’y a pas de saison pour le démantèlement.

One thought on “Le démantèlement arrive à la déchèterie de Neuvic

  • 28 juin 2015 à 09:09
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    bonjour
    un grand merci a vous paul pour ces informations locales, plus précises et plus détailler que le sud ouest.
    quand François Roussel dit : « nous avons fait le choix de l’Économie Sociale et Solidaire pour répondre à ce marché ».
    pour ma part l’E.S.S ne suffit plus et on doit rajouter un « E » :E.S.S.E. Économie Sociale, Solidaire et environnemental.
    François Roussel l’a bien comprit, mais oubli de le citer, en espérant que les personnes qui vont utiliser ou citer l’Économie Sociale et Solidaire n’oublie plus d’y joindre l’environement.
    Qu’est-ce que l’économie sociale sur youtube un dessin animé de 2 minutes https://www.youtube.com/watch?v=k5nEI0bMMdc
    E.S.S.E. crée trois fois plus d’emploi que économie traditionnel sur la même base d’emploie. alors la vallée de l’Isle peut elle devenir une grande vallée de l’ E.S.S.E. où on pratiquerait la monnaie locale. Les monnaies locales complémentaires – FUTUREmag sur ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=mpE8UMMZa9w
    si on réduit la retraite la santé le filet sociale et que l’on augmente nos dettes c’est sur que l’on est en crise, si on relocalise l’économie et les activités pour remplir les besoins humains locaux, c’est sur que l’on est en transition.
    La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
    yogi

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