Dossier :

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Coup de chaleur à la CCIVS

Ces derniers jours, la température est montée dans les locaux de la communauté de communes de l’Isle, du Vern et du Salembre. Didier Banizette, maire de Léguillac-de-l’Auche, a du y faire claquer des portes en s’adressant aux médias pour exprimer son mécontentement sur divers dossiers, il pourrait cependant bien récolter la tempête.

Vice-président en charge des piscines, nouvelle compétence de l’intercommunalité, il se plaignait de n’être pas suffisamment inclus aux récentes décisions concernant un changement d’ouverture de la piscine de Saint-Astier et un remplacement d’agent de maintenance suite au décès soudain du responsable astérien. Jacques Ranoux, président de la CCIVS, réfute ses allégations au titre que M. Banizette était bien présent lors du choix à l’unanimité visant à ouvrir la piscine astérienne au mois d’août pour les habitants ne partant en vacances. Quant au remplacement décidé dans l’urgence, il n’a point donné suite au message du président laissé sur son répondeur, qui a donc en concertation avec les agents et élus concernés fait joué la mutualisation des moyens pour embaucher l’employé préposé à ces tâches à Neuvic.

Là où le maire de Léguillac exprimait son désarroi, légitime, sur les retards de travaux concernant l’école et les routes de sa commune aujourd’hui à la charge de l’intercommunalité, celui de Montrem a rappelé la jeunesse de la nouvelle collectivité qui se rôde et la nécessité de prioriser les travaux dans un contexte de finances limitées. M. Banizette n’ayant jamais appuyé de remarques au cours des multiples réunions qui ont eu lieu avant de monter au créneau devant les médias, il se met dès lors « hors-jeu de la discussion ».

Ambitions politiciennes et éthique communautaire

En toile de fond de cette micro-controverse, M. Banizette n’hésitait pas à invoquer la ligne de défense à suivre pour les sénatoriales briguées par le maire de Neuvic pour l’UMP. D’autres y voient la prétention du maire de Léguillac à briguer le poste de conseiller général encore tenu par son collègue socialiste M. Monmarson. Alors pour Jacques Ranoux, qui s’est fait élire président de l’intercommunalité en faisant valoir une approche en dehors des partis, difficile de ne pas y voir une stratégie politicienne et personnelle. « Il faut clairement établir une déontologie de travail pour pouvoir travailler sereinement et collectivement », insiste M. Ranoux. La sortie a en tout cas été peu appréciée par certains responsables politiques locaux, tous bords confondus.

Toujours est-il que de la tempête peut émerger des pistes constructives. Au moment de son rendez-vous de presse, M. Banizette aurait questionné l’intérêt d’une vice-présidence en charge des piscines au regard des derniers événements. Si les changements de fonctionnement en cours d’année sont adoptés à l’unanimité entre élus et techniciens, et que les questions urgentes sont résolues en l’absence du vice-président, quel intérêt à un poste qui engouffrera au cours des six prochaines années près de 45 000€ d’indemnités (629€ brut par mois)? Les maires de chaque commune auront en tout cas à s’asseoir autour d’une même table aux alentours du 19 août pour le prochain bureau communautaire.

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