Saint-Aquilin - Orange efface le dernier point noir périgourdin

Orange efface le dernier point noir périgourdin

« Nous sommes en 2013, toute la Gaule est investie par les envahisseurs électromagnétiques, qui ont installé leurs mâts partout. Partout ? Non, un village d’irréductibles gaulois résiste… ». Comble du hasard, une sonnerie s’échappe à ce moment de la poche de l’orateur.

L’orateur en question n’était autre que le député de la 1ère circonscription de la Dordogne, Pascal Deguilhem, et ancien maire de la commune concernée, St-Aquilin, petit village caché de la vallée du Salembre. Et il revient avec une bonne nouvelle, en présence du sénateur-président du Conseil Général, Bernard Cazeau, et du préfet Jacques Billant : les 508 habitants de la commune peuvent désormais utiliser un téléphone mobile, à condition d’être abonnés chez Orange, et de ne pas être trop loin et isolés des ondes qui couvrent le bourg.

Il faut dire que cet événement relève davantage du rattrapage. Saint-Aquilin faisait partie des deux communes oubliées du département à l’année 2012, avec Javerlhac, par le programme national visant à couvrir les zones blanches initié en 2004. Cette « réparation » aura nécessité une aide de 47000€ financée par l’Etat (33200€) et le Conseil Général et l’implication d’un seul opérateur téléphonique, Orange.

Le Très Haut Débit en ligne de mire

Il fallait bien cela avant de prétendre à l’étape suivante, l’Internet Très Haut Débit pour tous, présentée par Bernard Cazeau. Celui-ci sera progressivement mis en place avec le déploiement de la fibre optique pour les connexions terrestres et de la technologie 4G pour les mobiles. Vendredi 21 février, le préfet actait pour sa part la création du Syndicat Mixte « Périgord numérique » qui pilotera un plan en trois phases estimé à 531 millions d’euros sur 12 ans. La première tranche concernera d’abord les grandes agglomérations et sites touristiques du département.

Ce plan ambitieux, appuyé par les autorités en présence, devra cependant prendre davantage en compte un autre point noir, non abordé lors de la cérémonie : le principe d’inclusion numérique. En effet, comme souligné par le rapport sur l’inclusion numérique sorti en novembre 2013, l’accès n’est qu’un prérequis à un usage intelligent d’internet, qui exige davantage de pédagogie et de vulgarisation auprès de populations rurales souvent déconnectées des enjeux rattachés aux nouvelles technologies.

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